Papiole
Carte d'identité
Entreprise à But d'Emploi
- Commune
- Intercommunalité
- Quartier
La démarche en bref
Papiole, entreprise à but d’emploi, participe à l’expérimentation Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD). Au-delà de ses activités de recyclerie de jouets, maraîchage (etc), elle gère pour le compte de l’association Capée, l’approvisionnement (commercialisation, stockage, distribution) de denrées alimentaires achetées par les acteurs de la lutte contre la précarité alimentaire, en complément des dons issus de la Banque Alimentaire.
Acteurs
- Citoyens
- Public en insertion
- Demandeurs d'emploi
Expérimentation de 2023 à 2026
Expérimentation de 2023 à 2026 Expérimentation de 2023 à 2026 Expérimentation de 2023 à 2026 Expérimentation de 2023 à 2026
Personnes éloignées de l'emploi/ Client.e.s des épiceries sociales et solidaires du territoire du PAT / Epiceries sociales et solidaires du territoire / Professionnels de l’agriculture ou l'agroalimen
Contexte
Au milieu de l’entrepôt, entre la chambre froide qui abrite les légumes frais et les boîtes de conserve, les participants à la visite écoutent Mickaël Péneau, coordinateur d’exploitation chez Papiole, accompagné de Nicolas Peronnet, chargé de la coordination de la plateforme logistique. “Nous apportons des denrées complémentaires à celles de la Banque Alimentaire”, explique-t-il. En effet, les épiceries sociales ont constaté une baisse quantitative et qualitative des dons, qui les oblige à acheter des approvisionnements supplémentaires ailleurs.
Objectifs
Offrir un CDI à des personnes privées d'emploi Améliorer la qualité de l'approvisionnement des épiceries sociales et solidaires du territoire du PAT Permettre un accès à une alimentation saine et durable à tous Agir en faveur de l'inclusion sociale et économique tout au long de la chaîne Soutenir les filières de production agricoles et alimentaires locales en proposant une solution de commercialisation et logistique en circuit court et de proximité
Mise en œuvre des actions
En 2021 l'association Capée, mandatée par le PAT pour coordonner les acteurs de la lutte contre la précarité alimentaire, embauche une personne pour acheter, vendre, et livrer la logistique. Mais rapidement, il apparaît que l'Entreprise à But d'Emploi Papiole, qui embauche des personnes éloignées de l'emploi en CDI dans le cadre de l'expérimentation Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, est la plus adaptée pour proposer ce service car elle dispose aussi d'un lieu de stockage, et qu'il est plus simple de lui confier ces missions opérationnelles. Le poste de coordination est alors progressivement transféré chez Papiole pendant l'année 2023, jusqu'à ce que celui exerce pour le compte de Capée, les missions d'achat, vente et livraison de denrée pour les épiceries dès septembre. Deux personnes coordonnent les activités de commercialisation, stockage et logistique pour les épiceries clientes. Ces missions sont réalisées dans le cadre d'un partenariat avec Capée, qui finance Papiole.
Résultats
Les épiceries solidaires commandent les produits sur le catalogue en ligne de Capée mis à jour par Papiole qui essaie le plus possible de s'approvisionner en produits de qualité, et en partie chez des maraîchers locaux. Papiole produit également des légumes, uniquement pour les épiceries car elle ne peut pas aller dans le champ concurrentiel dû à sa participation au dispositif TZCLD. Les employés préparent les colis et livrent du lundi au vendredi, en essayant de mutualiser les livraisons. Les épiceries ne paient que le prix coûtant des denrées et les frais de transport : Papiole ne marge ni sur les produits, ni sur le service. Cela est possible grâce à une part du financement de l’AAP Mieux Manger Pour Tous redistribuée à Papiole par le Grand Poitiers. Pour le territoire, la réponse aux besoins des épiceries solidaires par Papiole est intéressante, car elle permet de proposer un CDI à des personnes privées d’emploi, et qui sont parfois elles-mêmes en situation de précarité aliment
Facteurs de réussite
La mobilisation des élus au PAT et au développement économique et leur proximité avec les entreprises et acteurs associatifs du territoire Un financement des CDI dans le cadre de l'expérimentation TZCLD Un financement du poste de coordination grâce au financement de l'AAP Mieux Manger Pour Tous L'utilisation de solutions préexistantes : Papiole utilise le logiciel de Capée pour proposer le catalogue de denrées Une offre complémentaire à celle de la Banque Alimentaire : Papiole cherche la diversification et la qualité, en poussant la part de produits locaux, bio, et directs producteurs dans le catalogue qu'elle propose
Freins
Un modèle économique qui devra trouver un nouvel équilibre, car les épiceries ne paient que le prix coûtant des denrées et la logistique, aucune marge n'est faite. Le modèle fonctionne aujourd'hui grâce aux subventions publiques. Des opportunités de mutualisation avec la Banque Alimentaire qui restent à déployer Pour déployer le dispositif sur l'ensemble du territoire du PAT et le pérenniser, une évaluation de l'investissement des deux communautés de communes du PAT est nécessaire
Enseignements
Le modèle économique qui repose aujourd'hui sur des subventions implique, pour se pérenniser, de penser une complémentarité des actions entre la Banque Alimentaire et Papiole, au service de la lutte contre la précarité alimentaire, et du développement de filières agri-alimentaires de proximité et durables. C’est la Banque Alimentaire qui approvisionne principalement les épiceries, car celles-ci ont du mal à dégager du budget pour acheter. Pour celles qui le peuvent, elles choisissent chez Papiole des produits ciblés, pour partie frais, bio, et locaux. L’avantage de Papiole est aussi la capacité de stockage de la plateforme, qui sert de tampon, quand les épiceries n’ont pas la place nécessaire.
Perspectives
Le service offert par Papiole est l’opportunité de professionnaliser la chaîne d’approvisionnement logistique de la lutte contre la précarité alimentaire. Aujourd’hui, ce sont beaucoup de bénévoles séniors de la Banque Alimentaire qui se déplacent, font de la manutention : “L’intérêt de professionnaliser cette chaîne est double : d’une part décharger les bénévoles pour qu’ils puissent se concentrer sur le travail stratégique de gouvernance et coordination, mais aussi de mutualiser les déplacements pour réduire les coûts économiques et environnementaux du transport.” analyse Jean-Marie Caillère, directeur de Capée. Les élus du Grand Poitiers affirment d’ailleurs que le PAT souhaite accompagner ces mutualisations, pour flécher efficacement les financements publics tout en aidant au développement de Papiole et de la Banque Alimentaire. Papiole et Capée aimeraient également développer la gamme de produits locaux, en partenariat avec les producteurs locaux classiques et ceux en Insertion